Anne est entrée chez Michils avec cette présence calme que l’on retrouve chez ceux qui observent le monde avant de s’y projeter. Architecte, elle façonne des espaces où la lumière raconte une histoire. Pourtant, dans son propre reflet, quelque chose manquait encore : une monture capable d’accompagner son regard sans jamais le trahir.
Très vite, son style s’est imposé comme une évidence. Des lignes pures, une élégance silencieuse, une palette de tons naturels. Son visage ovale appelait une structure subtile, un équilibre entre douceur et précision. Sa peau claire, légèrement rosée, invitait à des nuances chaudes, presque minérales. Et derrière ses yeux noisette, on devinait une personnalité à la fois affirmée et profondément sensible.
Nous avons exploré plusieurs pistes, comme on feuillette un carnet de croquis. Puis la pièce s’est imposée : une monture en titane brossé, fine mais déterminée, dont la ligne supérieure souligne délicatement son regard. Une monture qui ne cherche pas à séduire, mais à révéler. Une monture qui respire la maîtrise, la discrétion et la force intérieure — exactement comme Anne.
Le moment où elle s’est regardée dans le miroir a été d’une simplicité bouleversante. Un sourire, d’abord timide, puis franc. “On dirait que je me reconnais”, a-t-elle soufflé. C’est dans ces instants-là que notre métier prend tout son sens : lorsque la monture devient plus qu’un objet, lorsqu’elle devient un prolongement de soi.
Anne est repartie avec une pièce qui lui ressemble. Une monture comme un trait d’architecte : précis, essentiel, lumineux.
